31.07.2006
Rencontre avec Krishnamurti
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Tout Krishnamurti...
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Le doigt d'Artaud
Le texte qui a bouleversé ma vie d'adolescent...
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Aimée Mann
A écouter impérativement en naviguant sur ce site...
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L'affaire du Dalhia noir (Steve Hodel)
La plupart des meurtres ne sont pas résolus grâce à de brillantes déductions à la Sherlock Holmes. C'est en « usant ses semelles » sur les trottoirs, en frappant aux portes et en localisant et interrogeant témoins, amis et associés de la victime qu'on résout la plupart d'entre eux. Dans les trois quarts des cas, c'est une de ces sources qui donnera le renseignement permettant d'identifier un suspect ayant un mobile possible: jalousie de l'ancien amant, gain financier, désir de vengeance suite à un tort subi, qu'il soit réel ou imaginaire. Il est autant de mobiles au crime de meurtre que de pensées nécessaires à les concevoir.
Ce sont nos pensées qui nous relient à nos actes, et les uns aux autres. Nos schémas de pensée déterminent ce que nous faisons tous les jours, à chaque heure et à chaque minute. Même si nos actes paraissent simples, automatiques et routiniers, en réalité ils ne le sont pas. Derrière et à l'intérieur de chacune de nos pensées se cache un but, une intention, un mobile.
Ce qui motive chacun de nous est unique. Dans chacun de nos actes, tous autant que nous sommes, nous laissons des traces de notre moi. Comme les empreintes digitales, ces traces sont identifiables. Je les appelle « empreintes de pensée». Ce sont les crêtes, boucles et verticilles de notre esprit. Tels les points individuels de l'empreinte digitale qu'analyse le criminaliste, elles restent dépourvues de sens, comme les pièces d'un puzzle, jusqu'à ce qu'on les regroupe pour avoir une image claire des faits.
La plupart des gens n'ont aucune raison de masquer leurs empreintes de pensée. Nous sommes, sinon tout le temps au moins pour une bonne part, ouverts et honnêtes dans nos actions : nos intentions sont claires, nous n'avons rien à cacher. Mais à d'autres moments nous nous cachons et dissimulons nos actes – aventure sentimentale, transaction commerciale douteuse, compte en banque clandestin... ou meurtre. Celui qui veut se montrer prudent et malin dans la perpétration de son crime n'oubliera pas de porter des gants afin de ne pas laisser d'empreintes derrière lui. Mais, malins, nous le sommes rarement assez pour cacher nos mobiles et c'est là que nous laissons nos empreintes de pensée. Récapitulatif de nos mobiles et paradigme de nos intentions profondes, ces empreintes sont la signature qui nous relie à telle ou telle séquence de temps, à tel ou tel lieu ou crime particulier, à telle ou telle autre victime.
La résolution du meurtre le plus célèbre du XXe siècle, celui d'une jeune femme connue sous le nom de « Dahlia noir », et d'autres assassinats particulièrement sadiques analysés dans ce livre, est due à la collecte et à la mise en regard de centaines d'empreintes de pensée. Avec les preuves traditionnelles, ces empreintes de pensée prouvent notre hypothèse plus de cinquante ans après les faits et donnent, au-delà de tout doute raisonnable, l'identité de l'assassin – celui qui disait vouloir « se venger du Dahlia noir ».
Steve HODEL, L'affaire du Dahlia noir (Seuil, coll. Points, 2004)
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La nature des idées (Edgar Morin)
16:04 Publié dans 01. Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


